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08.02.10
Afrique >> Chad
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Omar el-Béchir et Idriss Déby Itno passent la garde nationale en revue, le 8 février à Khartoum© AFP
Le président tchadien Idriss Déby Itno a effectué son premier voyage officiel à Khartoum depuis 2004. Il a été accueilli par son homologue soudanais Omar el-Béchir.
Le président tchadien Idriss Déby Itno s’est rendu à Khartoum lundi 8 février. Cette rencontre avec le président soudanais Omar el-Béchir traduit la volonté des deux pays de normaliser leurs relations diplomatiques après six ans de désaccord et de guerre par groupes rebelles interposés.
Le Tchad et le Soudan ont déjà signé un accord dit « de normalisation » assorti d’un « protocole de sécurisation des frontières » à N’Djaména, vendredi 15 janvier. Selon cet accord, ils s’engagent à cesser tout soutien à leurs mouvements rebelles respectifs, et à déployer une force mixte composée de 3000 hommes à la frontière tchado-soudanaise
Genèse d’une rupture diplomatique
La dernière visite d’Idriss Déby Itno au Soudan remontait à juillet 2004. Il s’est entretenu avec le président soudanais Omar el-Béchir, à el-Geneina, dans la capitale stratégique du Darfour-Ouest, à une vingtaine de kilomètres du Tchad voisin.
Les deux hommes avaient alors évoqué l’idée d’une force militaire commune à la frontière. Mais les relations diplomatiques s’étaient ensuite détériorées, à tel point que le président tchadien avait annoncé en avril 2006 la rupture des relations diplomatiques avec le Soudan.
N’Djaména a montré du doigt Khartoum en l’accusant de soutenir les rebelles du Front uni pour le changement (Fuc), un ensemble de groupes armés soudanais, soupçonné d’être à l’origine de l’attaque contre N’Djaména en 2006. Tandis que les autorités soudanaises ont accusé le Tchad de soutenir les rebelles du Darfour.
Selon les observateurs, cette rencontre entre les deux dirigeants s'explique en partie par les échéances électorales à venir dans les deux pays.
Au Tchad, les législatives auront lieu en novembre et l’élection présidentielle en avril 2011. Par ailleurs, au Soudan, les élections législatives et présidentielle sont prévues en avril prochain. Elles seront suivies par le référendum sur l’auto-détermination du Sud-Soudan en janvier 2011.
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08.02.10
Afrique >> Diaspora Africaine
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Nelson Mandela en juin 2008.© AFP
Mandela, Chissano, Rawlings, Zéroual, Kérékou, Ratsiraka... Ces chefs d’État ont passé le flambeau. Après l’ivresse du Palais, rien n’est simple. Et pourtant, une retraite réussie est un gage de stabilité politique.
C’est l’histoire, véridique, du président d’un pays d’Afrique centrale qui dans son lointain exil continua, des années après sa chute, de parapher lois et décrets, promotions et limogeages, sur son papier à en-tête jauni de chef de l’État. En désespoir de cause, après avoir nommé son chauffeur et son cuisinier au sein de son cabinet fantôme, notre homme finit par signer sa propre destitution : une nouvelle vie pouvait alors commencer. Pathétique ? Sans doute. Mais à tout le moins ce personnage, grand amateur de nœuds papillons, avait-il une excuse. Renversé par un coup d’État, il était passé directement de l’ivresse du palais présidentiel à la cellule de dégrisement, sans le moindre sevrage assisté. Un cas de moins en moins fréquent sur le continent depuis qu’en juillet 1999, à Alger, ce qui s’appelait encore l’Organisation de l’unité africaine (OUA) a décidé de bannir – et de punir – les changements de pouvoir par la force, et qu’au sort de la victime exilée et inconsolable s’est peu à peu substituée une équation insoluble : comment encourager les dirigeants en place à abandonner démocratiquement leurs fonctions au terme de leur mandat ? Et comment les décourager de manipuler les Constitutions, au risque de susciter à leur encontre un effet boomerang, tout aussi inconstitutionnel ?
À bien y regarder, en effet, se focaliser sur les coups d’État pour les condamner, comme le fait la communauté internationale, ne sert pas à grand-chose si les causes qui les ont engendrés ne sont pas prises en compte. De la Centrafrique à la Mauritanie, en passant par la Guinée-Bissau, Madagascar et la Guinée-Conakry, la plupart des putschs survenus après la déclaration d’Alger sont moins l’expression nue d’une ambition personnelle que le point d’orgue d’une crise politique et institutionnelle aiguë, dont le dénouement, extra-électoral et donc en violation de la Constitution, est le plus souvent conforme aux espérances de la population. Lorsque des chefs, pourtant démocratiquement élus, adoptent peu à peu un comportement erratique et sombrent dans la mal-gouvernance, attendre l’issue légale de leur mandat paraît parfois insupportable, et l’interrompre, un mal nécessaire. Mais que dire lorsque ces mêmes chefs, y compris les plus sérieux d’entre eux, modifient les Constitutions pour bénéficier d’un « bail » à vie ? Dans la grande majorité des cas, un minimum d’alternance favorise grandement la qualité et l’efficacité de la gouvernance et renforce la démocratie, alors que la permanence indéfinie du même homme au pouvoir sous couvert d’exigence populaire soigneusement orchestrée finit toujours par devenir un facteur d’instabilité aussi fort qu’un trucage électoral – et cela d’autant plus que les deux vont de pair. Sans pour autant verser dans le constitutionnalisme béat, aucune Constitution n’étant par nature intouchable, il importe donc de convaincre les détenteurs du pouvoir qu’« il n’existe pas de sagesse plus vraie » et que « rien n’est plus clairement la marque d’un homme d’État que de savoir quand passer le flambeau à une nouvelle génération » (Kofi Annan). En d’autres termes : l’alternance au pouvoir est la clé de la stabilité et l’antidote aux coups d’État.
Encore faut-il inciter les chefs à la sagesse et les rassurer sur le bon déroulement d’une retraite politique prise parfois dans la force de l’âge. Leur sécurité financière et physique (protection rapprochée) ainsi que le maintien des privilèges et de l’immunité diplomatique doivent être garantis, ce qui a pour corollaire l’absence à leur encontre, de la part de leurs successeurs, de tout esprit de revanche, de persécution et d’humiliation. Donner aux « ex » l’impression – fondée – qu’ils sont toujours écoutés et utiles à la nation, faire en sorte qu’ils ne soient pas marginalisés, quel que soit le cadre dans lequel ils évoluent, est également indispensable. Comme chacun le sait, l’ennui est mère de tous les complots.
À quand un statut panafricain?
Autant d’assurances qui, pourtant, peinent à convaincre ces présidents en fin de mandat que leur entourage et leur famille pressent souvent de rempiler par crainte de voir s’évanouir leurs avantages et s’instaurer un climat de dénigrement dont ils seraient les victimes. D’où la nécessité de déboucher à terme sur un statut panafricain des anciens chefs d’État inscrit dans chaque Constitution, afin que ces garanties soient désormais « liées à la fonction et non à l’individu qui en est dépositaire », souligne le diplomate onusien Ahmed Ould Abdallah*. Un statut qui, dans un premier temps, bénéficierait à tous les « ex », y compris les auteurs de coups d’État touchés par le repentir, mais qui, ensuite, serait assorti de trois conditions auxquelles les futurs postulants devraient obligatoirement souscrire. Respecter les limites constitutionnelles des mandats électifs – ou, si une modification du nombre et de la durée de ces mandats apparaît indispensable, faire en sorte d’en décaler l’application afin qu’elle ne profite pas à celui qui l’a fait adopter, mais à ses successeurs. Arriver au pouvoir par les urnes et non par les armes et l’exercer sans violation grossière des droits de l’homme. S’engager, enfin, une fois les clés du Palais rendues, à ne pas se comporter en opposant au nouvel arrivant : prendre la tête d’un parti politique ou conserver la présidence du parti majoritaire (comme l’avait fait, au Cameroun, Ahmadou Ahidjo) est ainsi un facteur de tensions, parfois dramatiques, à proscrire.
Reste que, parmi les chefs que le pouvoir a quittés, rares sont encore ceux qui, le cœur léger, ont jeté la rancune à la rivière et abandonné tout espoir d’y revenir avant que l’usure du temps ne fasse son œuvre. En cette année 2010, deux d’entre eux, Henri Konan Bédié et Ange-Félix Patassé, sont directement engagés dans la compétition électorale avec la ferme intention de reconquérir leur trône. Pour eux, la vie après le pouvoir n’est ni un sacerdoce ni une sinécure. C’est une parenthèse.
* « La vie après le palais présidentiel », Etudes thématiques de l'Unowa, mars 2006.
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08.02.10
Afrique >> Central African Republic
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L'ancien président centrafricain André Kolingba, le 19 septembre 1999 à Bangui© AFP
André Kolinga avait dirigé la Centrafrique de 1981 à 1993. Contraint à l'exil après une tentative de coup d'État en 2001, il était revenu dans le jeu politique en 2003. Il est décédé à Paris, dimanche 8 février 2010.
L'ancien président centrafricain André Kolingba (1981-1993) est décédé dimanche à Paris à l'âge de 73 ans, a appris l'AFP à Bangui auprès du président du directoire de son parti, le Rassemblement démocratique centrafricain (RDC) Gabriel Goloumo.
"Nous avons la confirmation de la mort du président-fondateur de notre mouvement en fin d'après-midi à Paris", a déclaré M. Goloumo qui n'a pas précisé les raisons de ce décès.
Douze ans à la tête du pays
De source informée à Paris, on indiquait à l'AFP que M. Kolingba souffrait depuis longtemps d'un cancer de la prostate et qu'il avait été soigné dans plusieurs hôpitaux, mais pas seulement dans la capitale française.
Né le 12 août 1936 à Bangui, Kolingba, ancien général d'armée, avait renversé par un coup d'Etat en 1981 le président David Dacko (1979-1981) successeur de Jean-Bédel Bokassa.
"Nous avons appris son décès avec consternation", a affirmé à l'AFP le ministre du développement rural Fidèle Gouandjika, proche de l'actuel président François Bozizé. "C'était un grand homme d'Etat et on peut affirmer qu'il était un grand bâtisseur comme en témoignent notamment les édifices publics et les structures de développement" du pays.
Celui-ci a indiqué que le président Bozizé avait présenté en soirée ses condoléances à Mireille Kolingba, la veuve de l'ancien président.
Fondateur du parti unique RDC, en 1987, Kolingba avait été contraint sous la pression de la rue et après des grèves sans précédent dans le pays, d'autoriser le multipartisme en 1991. Il s'était maintenu au pouvoir jusqu'en 1993, date des premières élections démocratiques remportées par Ange-Félix Patassé. M. Kolingba avait terminé en quatrième position du scrutin.
Condamné à mort par contumace
En mai 2001, lors d'une nouvelle tentative de coup d'Etat, il avait échoué à renverser le président Patassé qui avait alors mis sa tête à prix pour la somme impressionnante à l'époque de 25 millions de francs CFA (250. 000 francs français).
Il s'était alors réfugié en Ouganda tandis qu'il était condamné à mort en Centrafrique. En 2003, il avait toutefois bénéficié du renversement de Patassé par François Bozizé et d'une amnistie pour participer au "dialogue national". A nouveau candidat à la présidentielle en 2005, il avait terminé troisième du scrutin remporté par Bozizé.
Son parti était considéré comme la seconde force d'opposition du pays avec notamment six députés (sur une trentaine que compte l'opposition) du parlement, fort de 105 membres.
Fin janvier, le RDC avait quitté L'Union des forces vives de la Nation (UFVN) la principale coalition de l'opposition, parce que celle-ci avait suspendu sa participation à la Commission électorale indépendante (CEI) chargée d'organiser les élections présidentielle et législatives prévues cette année à une date encore non fixée officiellement.
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08.02.10
Afrique >> Egypt
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Mahmoud Ezzat, adjoint du Guide des frères musulmans, a été arrêté lundi 8 février© AFP
Trois dirigeants des Frères musulmans, dont le numéro deux du mouvement, ont été arrêtés à l'aube, lundi 8 février, d'après l'avocat du mouvement. Dix autres "frères" auraient également été interpellés.
Trois dirigeants des Frères musulmans, la principale force d'opposition en Egypte, dont le numéro deux du mouvement, ont été arrêtés au Caire par les autorités égyptiennes lundi à l'aube, a affirmé le site internet de la confrérie islamiste.
Mahmoud Ezzat, adjoint du guide des Frères musulmans égyptiens, a été interpellé ainsi que deux autres hauts responsables, Essam Erian et Abdel Rahman el-Berr, a déclaré l'avocat du mouvement, Me Abdel Moneim Abdel Maksoud, cité dans un communiqué mis en ligne sur ce site.
Selon la même source, dix autres membres des Frères musulmans ont été arrêtés dans divers endroits du pays.
Aucune confirmation officielle n'a pu être obtenue à ce stade.
Officiellement interdits
Principale force d'opposition du pays, les Frères musulmans sont officiellement interdits en tant que parti politique en Egypte mais relativement tolérés dans les faits, même si leurs membres font régulièrement l'objet d'arrestations.
Ils avaient fait une percée historique aux législatives de 2005, remportant un cinquième des sièges au Parlement avec des députés étiquetés "indépendants".
Mi-janvier, un conservateur, Mohammed Badie, a été élu à la tête de la confrérie, en remplacement de Mehdi Akef, un membre de la "vielle garde" dont le mandat venait à expiration et qui s'était mis en retrait en octobre dernier en raison de profondes divergences entre conservateurs et réformistes.
Mohammed Badie est devenu le 8e "guide" des Frères musulmans d'Egypte, fondés en 1928 et qui constituent aujourd'hui la branche la plus ancienne et la plus importante du réseau des Frères musulmans dans le monde, sur lequel ils gardent une primauté symbolique.
Ancien radical, M. Badie a toutefois multiplié les déclarations mesurées. "Nous croyons à la réforme progressive par des moyens pacifiques et constitutionnels, nous refusons la violence", a-t-il assuré au moment de son investiture.
Partisans de l'instauration d'un système fondé sur l'islam et la charia (loi islamique), les Frères musulmans sont toutefois profondément divisés sur la stratégie à tenir.
Les conservateurs veulent mettre l'accent sur l'islamisation en profondeur de la société, tandis que les réformateurs préconisent une approche plus politique et sont ouverts à des alliances avec l'opposition.
Le renforcement du camp conservateur a été analysé comme un relatif retrait de la confrérie du champ politique, alors que le pays se prépare à des élections législatives à l'automne 2010, puis présidentielle début 2011, estiment des spécialistes. -
08.02.10
Afrique >> Libya
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Photo de Max Göldi et Rachid Hamdani (G) diffusée par Amnesty International, le 9 décembre 2009© AFP
Le Suisse Rachid Hamdani, retenu en Libye depis 2008 a été blanchi des accusations qui pesaient contre lui et devrait pouvoir quitter le pays très prochainement.
Mise à jour à 16h55
Rachid Hamdani, un des deux Suisses retenus en Libye depuis juillet 2008, a été blanchi de l'accusation d'activités économiques illégales. L'information a été donnée par l'avocat du ressortissant suisse. En principe, M. Hamdani pourrait quitter le territoire libyen.
"Le DFAE confirme le non-lieu, mais ne fait aucun commentaire", a déclaré le porte-parole du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) Andreas Stauffer. L'organisation humanitaire Amnesty International a également confirmé l'information.
Plus rien n'empêche la sortie de Libye de M. Hamdani, a souligné le porte-parole d'Amnesty International (AI) Daniel Graf. "Nous attendons maintenant des autorités libyennes qu'elles lui rendent immédiatement son passeport, et qu'elles lui fournissent un visa de sortie", a-t-il ajouté.
Quiiter la Libye
L'avocat de Rachid Hamdani, cité par l'AFP, a toutefois précisé que le procureur peut encore faire appel à ce jugement.
Toutes les charges contre Rachid Hamdani sont maintenant écartées. Il y a une semaine, dans un premier procès en appel, M. Hamdani avait déjà été acquitté de l'accusation de séjour illégal en Libye. Il avait dans un premier temps écopé d'une peine sévère de seize mois d'emprisonnement.
Interrogé sur le fait de savoir si M. Hamdani pourrait désormais quitter le territoire libyen, l'avocat a déclaré: "Selon la loi, oui il le peut". Il n'a pas précisé si son client avait l'intention de quitter le pays où il est retenu depuis juillet 2008, comme son compatriote Max Göldi.
Attente d'un geste suisse
Hasni Abidi, directeur du Centre d'études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéenestime que, théoriquement rien ne s'oppose à une libération, car il n'est pas obligé d'attendre les décisions de justice concernant Max Göldi, les cas étant séparés.
"Pour eux (les Libyens) le but est atteint: la justice a travaillé jusqu'au bout (...), montrant bien que, selon Tripoli, les procès intentés aux deux Suisses n'ont rien à faire avec l'arrestation d'un des fils fils du colonel Kaddafi, Hannibal, à Genève en juillet 2008", a ajouté le chercheur.
"Maintenant, les Libyens attendent un geste suisse, pour ne pas dire genevois concernant les conditions de l'arrestation d'Hannibal Kaddafi", a souligné M. Abidi.
Selon ce dernier, si M. Hamdani, qui est suisse mais également originaire d'un pays arabe, est relâché et que M. Göldi est retenu, l'opinion publique va le percevoir comme un discrimination, et Tripoli n'y a pas intérêt.
Contrairement à M. Hamdani, Max Göldi doit encore attendre le verdict de son procès en appel. Ce verdict devrait tomber le 11 février.
l'affaire Hannibal
Les deux Suisses avaient été arrêtés le 19 juillet 2008 en Libye, peu après l'interpellation musclée à Genève d'un fils du numéro un libyen Mouammar Kaddafi, Hannibal, et de son épouse, sur une plainte de deux domestiques accusant leur employeur de mauvais traitements.
Ils avaient été remis en liberté le 28 juillet 2008 et résidaient depuis à l'ambassade de Suisse avec interdiction de quitter le territoire libyen. Mi-septembre 2009, alors qu'ils devaient subir des tests médicaux, les deux hommes avaient été conduits dans un lieu tenu secret par Tripoli -opération qualifiée de "kidnapping" par Berne-, avant d'être remis le 9 novembre à leur ambassade.
"L'affaire Hannibal" a envenimé les relations entre Tripoli et Berne et des mesures de rétorsion ont été prises par les deux pays.
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08.02.10
Afrique >> Sudan
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Les relations sont habituellement tendues entre la France et le président soudanais© AFP
L'Élysée a envoyé un représentant à Khartoum pour remercier le président soudanais Omar el-Béchir de ses efforts en faveur de la libération du travailleur humanitaire français Laurent Maurice, relâché samedi 6 février. Paris a demandé la poursuite des actions pour les trois français encore détenus dans la région.
Un conseiller du président français Nicolas Sarkozy a remercié en personne dimanche le président soudanais Omar el-Béchir des efforts déployés par Khartoum dans la libération du Français Laurent Maurice, otage pendant trois mois d'un groupe obscur du Darfour.
"Je suis venu de la part des autorités françaises remercier le président Béchir et les autorités soudanaises pour les efforts qu'ils ont conduits et qui ont permis la libération du travailleur humanitaire du CICR de nationalité française", a déclaré André Parant, conseiller du président Nicolas Sarkozy pour les affaires africaines.
Laurent Maurice, un agronome français de 37 ans travaillant pour le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), avait été kidnappé le 9 novembre dans un village de l'est du Tchad, près de la frontière avec le Darfour voisin, et a été libéré samedi après 89 jours de captivité.
Trois humanitaires toujours en captivité
Un groupe obscur du Darfour affirmant s'appeler les "Aigles de libération de l'Afrique" avait revendiqué ce rapt, de même que celui en Centrafrique de deux humanitaires français de l'ONG Triangle GH qui sont toujours en captivité.
Un employé Franco-britannique du CICR, Gauthier Lefèvre, a quant à lui été enlevé au mois d'octobre dans le Darfour-Ouest, mais n'a toujours pas été libéré. Aucun groupe n'a revendiqué son rapt.
"J'ai également rappelé au président (Omar el-Béchir) l'existence de trois autres travailleurs humanitaires français (les deux de Triangle et celui du CICR, ndlr) qui sont encore détenus et j'ai exprimé à cette occasion le souhait que les efforts qui ont été menés pour libérer monsieur Laurent Maurice se poursuivent de façon à permettre également la libération des autres otages français", a ajouté M. Parant.
Ce dernier s'est brièvement adressé à la presse après avoir rencontré le président soudanais Omar el-Béchir dans sa "guesthouse" (bait al-diafa) située dans le centre-ville de Khartoum.
"Nous avons discuté d'un certain nombre de sujets", a indiqué M. Parant, sans plus de détails.
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08.02.10
Afrique >> Uganda
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Sébastien Mandeng, militant camerounais pour la défense des droits des homosexuels
« Il est impensable de viser des homosexuels et des lesbiennes pour ce qu'ils sont, que ce soit aux Etats-Unis ou (...) de façon plus extrême dans des projets de loi odieux qui ont été présentés, le plus récemment en Ouganda ». Barack Obama, qui s’exprimait jeudi à Washington, faisait référence au projet de loi anti-gay ougandais qui pourrait instaurer la peine de mort dans certains cas d’« homosexualité aggravée ».
Ce texte, présenté par le député David Bahati, a provoqué plusieurs marches de protestation à travers le monde. Certains pays, comme la Suède, font même planer la menace de sanctions. En Afrique aussi on se mobilise, malgré le climat homophobe. Notamment, l’Association camerounaise pour la défense de l’homosexualité (Adefho) a participé au lancement d’une pétition appelant le président Yoweri Museveni à opposer son veto en cas de vote.
Sébastien Mandeng, vice-président de l’Adefho, revient sur le dossier ougandais et sur la situation des homosexuels au Cameroun, où les relations entre personnes de même sexe sont passibles de cinq ans de prison.
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08.02.10
Afrique >> Diaspora Africaine
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Les ministre des Finances et gouverneurs des Banques centrales le 6 février© AFP
Déjà en pourparlers avant le séisme du 12 janvier dernier, l'annulation de la dette extérieure d'Haïti a été actée par les pays du G7. Un geste symbolique, puisque le plus gros de la dette de 890 millions n'est pas contracté auprès des pays membres du groupe.
Les pays du G7 "vont annuler" toute la dette bilatérale d'Haïti, victime d'un séisme dévastateur le 12 janvier, a déclaré le ministre canadien des Finances Jim Flaherty samedi 6 février à Iqaluit (Canada).
"Le G7 va annuler toute la dette bilatérale d'Haïti", a déclaré M. Flaherty au cours d'une conférence de presse commune à l'issue d'une réunion informelle des ministres des Finances du G7 dans cette ville du Grand Nord canadien.
La dette d'Haïti à l'égard de ce groupe de sept pays parmi les plus riches de la planète -Etats-Unis, Canada, France, Allemagne, Grande-Bretagne, Italie et Japon- était déjà relativement faible.
De plus, le Club de Paris, groupe informel d'Etats créanciers dont font partie tous les pays du G7, s'était engagé en juin à annuler la totalité de la dette d'Haïti vis-à-vis de ses membres, soit 214 millions de dollars.
Annulation sans condition
Parmi eux, la France, qui envisageait initialement des "annulations progressives et conditionnelles", avec des "contrats de désendettement et de développement", a annoncé en janvier après le séisme qu'elle annulerait sans condition les 58 millions d'euros qui lui sont dus.
La dette extérieure totale d'Haïti s'élève à environ 890 millions de dollars, dont 41% auprès de la Banque interaméricaine de développement et 4% auprès de la Banque Mondiale.
Les pays qui ne sont pas membres du Club de Paris ont été appelés à suivre, principalement le Venezuela et Taïwan.
Le directeur général du Fonds monétaire international, Dominique Strauss-Kahn, et le président de la Banque mondiale, Robert Zoellick participaient à la réunion d'Iqaluit. Ces deux institutions, qui coordonnent une réduction de la dette haïtienne auprès des organisations financières internationales, ont appelé à faire un effort supplémentaire pour annuler la dette restante.
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05.02.10
Afrique >> Algerie Sport
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Madjid Bougherra reste confiant quant aux chances des Fennecs lors de la Coupe du Monde 2010© AFP
Le défenseur algérien des Glasgow Rangers admet avec lucidité que les Fennecs ont encore des progrès à faire. Mais l’arbitrage de la demi-finale perdue face à l’Egypte continue de le contrarier…
Jeuneafrique.com : L’Algérie a terminé quatrième de cette CAN en Angola, en montrant des visages très différents d’un match à un autre…
Madjid Bougherra : Oui, on peut résumer notre compétition ainsi. Face au Malawi (0-3) en match d’ouverture, nous n’avons pas joué. Il faisait une chaleur étouffante, et physiquement, rien ne répondait. Contre le Mali (1-0), on a montré un autre visage. Cela n’avait rien à voir. Et face à l’Angola (0-0), il fallait tenir un résultat, ce que nous avons réussi…
Mais à quel prix ! Ce match a tout de même laissé un drôle de goût, tellement les deux équipes ont peu joué…
Les vingt dernières minutes, d’accord. Mais avant, nous avions eu quelques occasions. Et puis, il ne fallait pas prendre trop de risques à partir du moment où nous connaissions le résultat du Mali face au Malawi.
Lors du premier tour, une partie de la presse algérienne s’est montrée très dure à l’égard de la sélection. Comment avez-vous vécu ces critiques ?
Moi, j’accepte les critiques. Le problème, c’est qu’elles étaient faites pour déstabiliser le groupe et notre sélectionneur (NDLR : Rabah Sâadane). Et certains journalistes algériens avaient tendance à oublier que nous sommes une équipe jeune, qui disputait son premier grand tournoi.
Le quart de finale contre la Côte d’Ivoire (3-2) peut-il être considéré comme un match de référence ?
Oui, car nous avons produit du jeu, et même quand nous étions menés, le groupe a trouvé les ressources physiques et mentales pour aller chercher la qualification.
Comment expliquez-vous le naufrage face à l’Egypte (0-4) en demi-finale ?
L’Egypte est une très bonne équipe, et son collectif est meilleur que le nôtre. Mais ce jour-là, nous avions deux adversaires : les Egyptiens et l’arbitre (Ndlr : le Béninois Koffi Codjia). Et on ne peut pas jouer contre deux adversaires. Il expulse trois joueurs algériens, siffle un penalty douteux, et multiplie les erreurs. C’était mission impossible. L’arbitre a tout faussé.
Oui, mais l’expulsion de Belhadj, qui a complètement pété les plombs, ne se discute guère…
C’était une accumulation, et cela l’a rendu nerveux.
Vous pensez comme certains de vos compatriotes qu’on vous a fait payer l’élimination de l’Egypte de la Coupe du Monde ?
Moi, j’ai ressenti cet arbitrage comme une punition. Je n’avais jamais vu un tel arbitre. Ce comportement n’était pas normal.
La Coupe du Monde débute dans un peu plus de quatre mois. Et l’Algérie a encore des progrès à faire…
Bien sûr. Il y a des progrès à faire. On doit parvenir à rester calmes, à mieux se réorganiser quand nous sommes menés. Cette CAN nous a apporté pas mal d’expérience. Il nous reste quelques matchs amicaux pour améliorer certaines choses avant la Coupe du Monde… -
05.02.10
Afrique >> Sudan
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Le président soudanais Omar el-Béchir, le 3 février 2010 à Addis Abeba© AFP
Suite à la décision des juges de la Cour pénale internationale de poursuivre pour génocide Omar el-Béchir, la commission de l'Union africaine accuse la CPI de compromettre le procesus de paix au Soudan.
L'Union africaine (UA) déplore la décision de la Cour pénale internationale (CPI) qui vise à délivrer un mandat d'arrêt pour génocide contre le président soudanais Omar el-Béchir.
La commission de l'Union Africaine (UA) dirigée par Jean Ping regrette ce jugement qui "va à contre-courant" du processus de paix, dans un communiqué du vendredi 5 février.
Le 4 mars 2009, les juges de la CPI avaient émis un mandat d'arrêt contre le président soudanais pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité, en laissant de côté le chef d'accusation de génocide demandé par le procureur Luis Moreno-Ocampo. Ce dernier a d'ailleurs interjeté appel le 6 juillet 2009.Les juges sommés de revoir leur copie
Mercredi 3 février, la chambre d'appel de la CPI a ordonné aux juges de première instance de la Cour de La Haye de réexaminer leur décision de ne pas retenir le génocide dans leur mandat d'arrêt contre Omar el-Béchir. Elle a ordonné aux juges de "prendre une nouvelle décision en se basant sur une bonne administration de la norme de la preuve".
De leur côté, les 53 chefs d’Etats africains réunis lors du dernier sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba qui s’est terminé 2 février, ont renouvelé leur demande de différer la procédure engagée contre Omar el-Béchir.
Dans son communiqué, la commission précise que "l'UA a toujours souligné son attachement à la justice et son rejet total de l'impunité, conformément aux dispositions pertinentes de son Acte constitutif". Cependant, le Soudan est à l’approche d’ "événements majeurs, notamment la tenue d'élections nationales, en avril 2010, et celle d'un référendum sur l'autodétermination pour le Sud-Soudan, en janvier 2011".Le gouvernement soudanais a de son côté accusé la CPI de vouloir compromettre les élections d'avril et le dialogue avec la rébellion de Darfour
"L'arrêt est important pour les victimes"
Omar el-Béchir est soupçonné d'être pénalement responsable, en tant qu'auteur indirect ou coauteur indirect, de cinq chefs d'accusation de crimes contre l'humanité, à savoir meurtre, extermination, transfert forcé, torture et viol.
Il est également soupçonné de deux chefs d'accusation de crimes de guerre : le fait de diriger des attaques intentionnelles contre des civils et le pillage. L'arrêt rendu mercredi est "important pour les victimes" a déclaré à l'AFP Luis Moreno Ocampo, selon lequel el-Béchir "sait que son destin est d'affronter les charges" qui pèsent contre lui.
Le procureur de la Cour pénale internationale enquête sur le Darfour depuis 2005, région déchirée par la guerre civile depuis 2003. (avec AFP)
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